Éthique à Nicomaque (tome 1) – Aristote

Aristote s’interroge sur les vices et vertus du genre humain balisant pas à pas les complexes sentiers qui mènent au bonheur. Il conclut sur un remarquable plaidoyer en faveur l’amitié…

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Dans Éthique à Nicomaque Aristote s’attaque à la question du bonheur, question combien centrale et complexe qui n’a, à ce jour, pas trouvé d’issue définitive.

Nos sociétés modernes placent le bonheur dans une quête individuelle, chacun à la recherche de sa vérité propre, s’efforçant d’accéder à une plénitude de l’être. Dans ce contexte, les autres sont conçus au pire comme des obstacles, au mieux comme négligeables.

Au contraire, dans l’Éthique à Nicomaque, Aristote la place au sein même de la collectivité. C’est dans mon rapport aux autres, à mes semblables que ce joue cette recherche. C’est en tant que citoyen faisant partie d’une communauté que je peux trouver le chemin du bonheur. Pour lui, seuls les bêtes ou les Dieux peuvent être autosuffisants. Il nous conduit donc à repenser la quête du bonheur au sein d’un tissu relationnel.

Comme à son habitude, cela passe d’abord et avant tout par une analyse minutieuse. Ici, les vices et des vertus de l’humanité sont disséqués. Aristote les questionne longuement pour en comprendre la nature, l’origine, les effets. Il arrive progressivement à une morale du jute milieu, estimant que chaque vertu est associée à deux vices opposés, l’un dans l’excès, l’autre dans le manque. Ainsi, par exemple, le courage se situe dans une juste mesure entre d’un côté la témérité et de l’autre la lâcheté.

Au terme de son analyse il déploie un véritable plaidoyer en faveur de l’amitié, allant jusqu’à affirmer que sans l’amitié la vie ne vaut pas d’être vécue.

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