G. W. Leibniz - Nouveaux Essais sur l’entendement humain

Introduction

Leibniz répond à John Locke, qui publia « Essai sur l’entendement humain » quelques quinze ans plus tôt. S’il lui rend hommage, il reste très éloigné de la pensée de l’empiriste anglais, c’est ce qui les oppose qui nourrit cet ouvrage. Un livre méticuleux, qui n’hésite pas à nous plonger dans des argumentations savantes mais qui reste accessible sous bien des aspects.

Livre I. - Des notions innées

Chap. I. S’il y a des principes innés dans l’esprit de l’homme
Chap. II. Qu’il n’y a point de principes de pratique qui soient innés
Chap. III. Autres considérations touchant les principes innés

Livre II. - Des idées

Où l'on traite des idées en général...
Des idées simples
Des idées qui nous viennent par un seul sens
De la solidité
Des idées simples qui viennent par divers sens
Des idées simples qui viennent par réflexion
Des idées qui viennent par sensation et par réflexion
Autres considérations sur les idées simples
De la perception
De la rétention
Du discernement...
Des idées complexes
Des modes simples et ... de l'espace
De la durée et de ses modes simples
De la durée et de l'expansion...
Du nombre
De l'infinité
De quelques autres modes simples
Des modes qui regardent la pensée
Des modes du plaisir et de la douleur

En savoir plus

Leibniz dans cet ouvrage répond à John Locke, qui publia « Essai sur l’entendement humain » quelques quinze ans plus tôt. Pour se faire, il se place face à un interlocuteur imaginaire (Philalèthe) qui reprend l’essentiel des arguments de l’empiriste anglais, n’hésitant pas à reproduire de larges passages sans les modifier. Il renoue par là avec la tradition philosophique inaugurée par Platon qui voulait que la philosophie s’articule au sein d’un dialogue, la pensée ne s’élaborant que dans un rapport, dans une opposition.

Il ne s’agit pas pour autant d’une entreprise de démolition systématique de la pensée de son contemporain. Avant tout, il rend hommage à ce célèbre penseur, il reconnaît la profondeur de ses vues et s’accorde avec lui sur bien des points.

Leibniz reste néanmoins très éloigné de la pensée de Locke, c’est ce qui les oppose qui nourrit cet ouvrage. Il tente de répondre point par point aux arguments qui n’entrent pas dans ses conceptions. Nous retrouvons donc ici les grandes controverses qui opposent le rationalisme à l’empirisme : la connaissance n’est-elle issue que de l’expérience ? L’âme pense-t-elle toujours ? Que sait-on de Dieu et par quel moyen ?…

Si nous avons affaire à un ouvrage méticuleux, qui n’hésite pas à nous plonger dans des argumentations savantes et fort théoriques, il reste malgré tout accessible sous bien des aspects. Il est question de notre rapport au monde, de notre manière de nous concevoir et d’élaborer nos connaissances. Ainsi, Leibniz s’appuie sur un grand nombre d’exemples concrets, de métaphores qui sont autant de portes ouvertes à la compréhension.

Bonne balade en philosophie !