Fondements de la métaphysique des mœurs

« Kant dans les Fondements de la métaphysique des mœurs tente de répondre à la délicate et fondamentale question de savoir s'il nous est possible d'agir moralement. Peut-on distinguer d'une façon claire et distincte le bien et le mal afin de régler notre action en conséquence ?... »

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Texte mis à disposition par : Les Échos du Maquis

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Table des matières

Préface

Section I - Passage de la connaissance rationnelle commune de la moralité à la connaissance philosophique

Section II - Passage de la philosophie morale populaire à la métaphysique des mœurs

  • L'autonomie de la volonté comme principe suprême de la moralité

  • L'hétéronomie de la volonté comme source de tous les principes illégitimes de la moralité

  • Classification de tous les principes de la moralité qui peuvent résulter du concept fondamental de l'hétéronomie, tel que nous l'avons défini

Section III - Passage de la métaphysique des mœurs à la critique de la raison pure pratique

  • Le concept de la liberté est la clef de l'explication de l'autonomie de la volonté

  • La liberté doit être supposée comme propriété de la volonté de tous les êtres raisonnables

  • De l'intérêt qui s'attache aux idées de la moralité

  • Comment un impératif catégorique est-il possible?

  • De la limite extrême de toute philosophie pratique

Remarque finale

En savoir plus

Comme le dit Kant, dans les « Fondements de la métaphysique des mœurs », les éducateurs déploient une énergie colossale pour inculquer aux enfants un grand nombre de savoir-être et de savoir-faire qui serviront peut-être, si le hasard ou le destin mènent ces enfants sur telle ou telle voie. Pourtant, il est un élément qui les concerne tous et les concernera tout le long de leur vie et qui cependant n'est que trop rarement inculqué pour lui-même. Ce savoir, c'est la morale. C'est la capacité à diriger ses choix en fonction du bien et du mal.

Si certains philosophes ont nié purement et simplement l'existence de la morale ; d'autres, en la reconnaissant, sont malgré tout arrivés à la conclusion que l'homme ne pouvait agir moralement. Que le pouvoir de ses passions, son incapacité à démêler avec certitude le bien du mal, le rendait inapte à une action morale volontaire.

Kant, lui, dépasse ces positions décourageantes et pose non seulement la possibilité du fait moral humain mais va jusqu'à donner la règle permettant à tout homme de diriger ses actions avec certitude.

La question morale est-elle alors achevée avec « Les fondements de la métaphysique des mœurs » ? Certes pas, car la philosophie est un perpétuel questionnement. Elle propose des modes de compréhension du monde mais ne saurait le réduire dans un discours univoque et universel. Il n'empêche que ce texte offre un appui à la réflexion et reste une position incontournable dans la réflexion sur le fait moral.