Éléments de philosophie

Livre I - De la connaissance par les sens

Dans son ouvrage, intitulé « Éléments de philosophie », Alain s’efforce de débarrasser nos esprits des opinions fausses qui s’y prélassent afin de les préparer à une réflexion ferme et assurée. Dans le premier livre, il évacue l’idée naïve selon laquelle le monde viendrait se déposer en nous par le biais des sens et nous démontre qu’au contraire, toute connaissance est avant tout une construction de l’entendement.

Durée de lecture : 2h06

Table des matières

Introduction

Chap. 1 - De l'anticipation de la connaissance par les sens

Chap. 2 - De l'illusion des sens

Chap. 3 - De la perception du mouvement

Chap. 4 - L'éducation des sens

Chap. 5 - De la sensation

Chap. 6 - De l'espace

Chap. 7 - Le sentiment de l'effort

Chap. 8 - Les sens et l'entendement

Chap. 9 - De l'objet

Chap. 10 - De l'imagination

Chap. 11 - De l'imagination par les différents sens

Chap. 12 - De l'association des idées

Chap. 13 - De la mémoire

Chap. 14 - Des traces dans le corps

Chap. 15 - De la succession

Chap. 16 - Le sentiment de la durée

Chap. 17 - Du temps

Chap. 18 - Le subjectif et l'objectif

En savoir plus

Alain enseigna la philosophie durant de nombreuses années et c’est en pédagogue qu’il se présente dans cet ouvrage dans lequel on trouve, sans aucun doute, de nombreuses traces de son enseignement. S’il s’adresse au profane, il ne faut pas pour autant en conclure que sa lecture en soit toujours aisée, il nous met d’ailleurs en garde dans son Avant-propos : « Comme je ne voyais pas de raison qui me détournât d’aborder même les problèmes les plus arides, à condition de n’en dire que ce que j’en savais »  Il ne s’agit pas pour Alain de proposer une histoire de la philosophie, même si nous croisons de nombreux philosophes dans ces pages, mais avant tout de déterminer des concepts, de débarrasser nos esprits des opinions fausses qui s’y prélassent afin de les préparer à une réflexion ferme et assurée.

Dans le premier livre, intitulé « De la connaissance par les sens », il est avant tout question de la perception, c’est-à-dire de notre connaissance du monde sensible. Il s’efforce d’évacuer l’idée naïve selon laquelle le monde viendrait se déposer en nous par le biais des sens. Il montre que toute connaissance est avant tout une construction de l’entendement. Il nous démontre d’une part que récuser cette thèse nous fait sombrer dans des paradoxes ou des absurdités insurmontables et d’autre part qu’une telle conception de la connaissance nous permet effectivement de rendre raison de la réalité.